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IMPERIAL
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Ch. 1 · Volume I

1. Le décor dans le luxe froid

2,972 words · published 2026-08-24 · 12 min

 

Vite. Plus vite.

Le marbre du palais de justice défile sous mes pieds à un rythme effréné. Chaque impact de mes talons sur le sol résonne dans mes tempes comme un coup de marteau. Je n'ose pas regarder ma montre ; je sais que l'aiguille des minutes a déjà franchi la ligne rouge de l'inacceptable.

— Pardon… Excusez-moi, lancé-je d'une voix essoufflée en frôlant des silhouettes sombres qui me paraissent toutes faire deux têtes de plus que moi.

Je sens les regards peser sur mon tailleur gris anthracite, une armure de laine trop rigide pour mes vingt ans. Dans ce couloir, je ne suis pas Anna-Rhéa. Je suis « la fille du Procureur Coltavin », et chaque seconde de retard est une entaille dans le prestige de mon nom.

Arrivée devant la double porte de la salle d'audience, je me fige. Respire, Anna. Ne montre pas que tu as couru. Ne montre jamais de faiblesse.

Mes mains tremblent légèrement alors que je lisse mon chignon, m'assurant qu'aucune mèche ne s'est échappée de cette prison de laque. Je vérifie l'alignement de ma chemise blanche, redresse mes épaules, et adresse un hochement de tête sec aux deux policiers. Ils me connaissent. Ils me laissent entrer sans un mot.

L'air de la salle est saturé de solennité. Je me glisse au fond, me fondant dans les boiseries sombres. Devant, mon père est debout.

À cinquante-deux ans, le Procureur d’État impose un respect presque religieux. Grand, le port altier, il porte son costume sur mesure comme une seconde peau. Ses cheveux, d'un poivre et sel impeccable, encadrent un visage taillé à la serpe où le temps n'a laissé que des rides d'autorité. Ses yeux, d'un bleu acier glacial, possèdent cette acuité terrible capable de briser la résistance d'un témoin sans qu'il ait à élever la voix. Il ne crie pas, il ne gesticule pas. Il se contente de déshabiller l'accusé avec des faits, des preuves, et cette froideur chirurgicale qui fait sa renommée. Un double homicide. Pour lui, c'est un dossier de plus. Pour moi, c'est une leçon de survie.

Le verdict tombe comme une guillotine : coupable. Quinze ans. Cinq cent mille dollars d'amende.

Je sens une boule se former dans ma gorge alors que la salle se vide. Je sais ce qui m'attend maintenant. L'audience de la cour est finie, mais mon propre procès va commencer dans le bureau d'à côté.

Je toque à la porte massive. Mon cœur bat si fort que j'ai l'impression qu'il va déchirer la soie de ma chemise.

— Entrez.

Sa voix. Elle n'a pas besoin d'être forte pour me faire pâlir. En entrant, je le vois, assis derrière cet immense bureau qui semble être le centre de gravité du monde. Il ne lève pas les yeux.

— Tu étais encore en retard aujourd'hui, Anna.

C'est une constatation, pas une question. Je me précipite vers lui, les mains jointes, cherchant désespérément une excuse qui tienne la route.

— Je suis désolée, Papa… vraiment. Les bouchons à l'entrée du centre-ville, je… j'ai pourtant essayé de contourner, mais…

Il ferme son dossier avec un claquement sec qui me fait sursauter. Il se lève, sa silhouette masquant la lumière de la fenêtre.

— Je t'avais demandé d'être là dès l'ouverture, Anna-Rhéa. Pour une étudiante en droit, chaque minute de ce procès est une mine d'or. Tes journées doivent se passer ici, dans ce tribunal, et tes nuits doivent être dévouées au Code.

Il s'approche de moi. Je baisse les yeux, incapable de soutenir son regard. Mes doigts torturent nerveusement l'ourlet de ma chemise tandis que je fais pivoter la pointe de mon talon sur le sol.

— Tu n'es pas n'importe qui, Anna-Rhéa, reprend-il d'un ton plus bas, presque intime, ce qui est bien pire. Tu es une Coltavin. Dans cette famille, on ne se contente pas de suivre la loi, on la définit. Juges, procureurs, avocats… Nous sommes l'élite. Et je suis le Procureur d'État. L'échec n'est pas une option, ce n'est même pas un mot qui existe pour nous.

Je fixe ses chaussures parfaitement cirées, le souffle court. La peur de le décevoir est une chape de plomb sur mes épaules.

Je veux être celle qu'il voit en moi, mais parfois, j'ai juste l'impression de m'étouffer sous son ombre.

Soudain, je sens son regard s'adoucir. Il pose ses mains sur mes épaules.

— Anna-Rhéa, regarde-moi.

Je lève la tête, cherchant une trace de reproche, mais je ne vois que cette attente immense.

— Ça va, ne t'en fais pas. Je sais que tu es ma fille. Tu es brillante. Le sang des Coltavin coule dans tes veines. Tu ne peux que réussir.

Un petit sourire monte à mes lèvres, un mélange de soulagement et de gratitude. Il me prend brièvement dans ses bras, et pendant une seconde, je me sens en sécurité, loin des codes et des articles de loi.

— J'ai vu tes notes du dernier semestre, ajoute-t-il en s'éloignant. C'est bien. Tu es la première de ta classe. Mais ne te repose pas là-dessus. Tu ne dois pas seulement être meilleure que les autres, tu dois être la seule qu'on remarque.

— Oui, Papa. Je ferai mieux, promis-je, le dos bien droit cette fois.

— D'accord. J'ai encore des dossiers à clore. On se voit à la maison ce soir.

Je me dirige vers la sortie, l'esprit déjà tourné vers les montagnes de livres qui m'attendent. Mais avant de franchir le seuil, je ne peux m'empêcher de me retourner.

— Félicitations pour ta victoire, Papa. Justice a été rendue pour ces familles.

Il s'est déjà replongé dans ses papiers, sa plume courant sur le papier avec une détermination glaciale.

— J'ai juste fait mon devoir, Anna. En appliquant la loi.

Je referme la porte derrière moi. « Le devoir ». Pour lui, c'est simple. Pour moi, c'est un labyrinthe dans lequel je crains de me perdre chaque jour un peu plus.

La lumière crue de ma lampe de bureau est la seule chose qui me tient éveillée. Il est minuit. Devant moi, le Code de procédure pénale semble se moquer de ma fatigue. Les lignes de texte commencent à danser, se transformant en une masse noire illisible.

Je frotte mes yeux brûlants. J’aurais pu m’arrêter. J’aurais pu me glisser sous mes draps de soie et oublier, le temps d’une nuit, que je dois être parfaite. Mais le portrait de mon grand-père, suspendu dans le couloir juste derrière ma porte, semble surveiller l'éclat lumineux sous mon chambranle. Chez les Coltavin, dormir avant d'avoir fini sa tâche est une forme de désertion.

Mon téléphone vibre sur le bureau. Un message d’Halston, une amie de la faculté.

« On est tous au "Paradox". Viens nous rejoindre juste pour un verre ! Même les profs disent que tu bosses trop, Anna-Rhéa. Décompresse un peu ! »

Je fixe l’écran, un sourire amer aux lèvres. Décompresser. Un concept aussi étranger pour moi que l'anarchie. Je m'imagine là-bas, riant, renversant peut-être un peu de soda sur un jean que je ne possède même pas. Ici, ma garde-robe n'est faite que de tailleurs, de chemisiers empesés et de robes de cocktail « appropriées ».

Je tape une réponse rapide : « Impossible, j’ai encore la jurisprudence à synthétiser pour demain. Amusez-vous bien. »

Je pose le téléphone, face contre table. Un sentiment de solitude immense m’envahit, mais je le refoule aussitôt. Mon père dit souvent : « Le sommet est un endroit solitaire, Anna-Rhéa. Habitue-toi à la vue, pas à la compagnie. »

Le lendemain matin, le rituel reprend.

La douche chaude reste mon moment préféré de la journée. C’est la seule occasion que j’ai de m'abandonner dans l’eau de ma baignoire, de détendre mes muscles et de tout oublier. Jusqu’à mon nom de famille.

Je sors de la salle d’eau, enveloppée dans un peignoir de coton rouge, une serviette de la même couleur enroulée sur le crâne. Dans ma chambre — vaste, lumineuse, à la fois chic et sobre, reflet exact de mon statut —, je me positionne un instant, face au grand miroir qui trône fièrement près de l’immense baie vitrée.

Cette verrière est un pur caprice. À la mort de maman, j’avais douze ans. L’idée de ne plus pouvoir la voir, de ne plus avoir ma meilleure amie à qui raconter mes journées le soir, m’insupportait au plus haut point. J’ai sombré dans le chagrin.

Mon père m’a fait suivre par l’un des meilleurs spécialistes de la ville car, selon lui, il était déjà suffisamment pris par son travail pour devoir gérer une adolescente en pleine crise. Tout au long de ma thérapie, qui a duré deux bonnes années, je passais mes nuits à dormir sur le transat de la piscine, les yeux rivés sur les étoiles. J’avais l’impression d’être plus proche de maman. Qu’elle pouvait me voir et m’entendre lui raconter mes journées ennuyeuses avec ma psychologue.

J’avais donc demandé à papa de rénover ma chambre en abattant le mur de mon balcon pour installer cette grande baie vitrée. Ainsi, même à l’abri dans mon lit, je restais connectée au ciel. À ma grande surprise, il avait accepté sans réclamer la moindre justification.

Je secoue la tête pour sortir de ma rêverie en dénouant la serviette. Mes cheveux se déroulent avec grâce avant de s’abattre avec douceur au niveau de mes reins. Ces longs reflets roux, je les tiens de ma mère, tout comme mes taches de rousseur sur les joues, mes iris brun clair et mon mètre soixante-huit. Katherine Coltavin était une reine de beauté et de bonheur. J’adorais l’accompagner dans ses différents voyages, là où j’ai d’ailleurs appris à parler plusieurs langues. Aujourd’hui encore, il y a des gens qui me prennent pour elle dans la rue.

Je me dirige vers mon dressing XXL pour en tirer mon uniforme quotidien : un tailleur-pantalon beige, une veste ajustée et un caraco en soie de la même couleur, le tout rehaussé par des talons hauts de dix centimètres. Je lisse mes longueurs avant de les plaquer en une queue de cheval basse. J’applique une simple touche de crème solaire, un gloss léger sur mes lèvres rosées et mes créoles dorées. Je ne me maquille presque jamais. Je n’en ai pas besoin ; mon oncle dit souvent que ma présence suffit à éclairer une pièce sans qu'il soit nécessaire d'en rajouter.

J’attrape mon sac à main en cuir blanc sur mon bureau, fixe une dernière fois le portrait de ma mère avant de sortir de ma chambre. Confiante. La tête haute. Le dos droit.

Mes talons claquent sur le marbre translucide des marches d’escalier dans un écho rythmique. La maison est très calme. La décoration de la grande villa est restée telle que maman l’avait laissée : un mélange de blanc et de beige sur les murs, de grands lustres en cristal suspendus, des canapés en coton blanc pur et des tableaux de maîtres au mur. Rien d’encombrant. Chaque objet est à sa place, exactement là où il doit être.

Le petit-déjeuner est servi dans la grande salle à manger. L'argenterie brille, le café est brûlant, et le silence reste la règle d’or. Mon père lit le journal tandis que mon oncle Marc — le jumeau de mon père et un avocat d'affaires redoutable dont le nom orne les plus hautes tours de la ville — consulte ses e-mails sur son iPad.

— Anna-Rhéa, j’ai entendu dire que le professeur Laroche t’avait choisie pour l’assister sur son prochain colloque, lance mon oncle sans lever les yeux. C’est une excellente opportunité pour ton réseau.

— Oui, oncle Marc. J'ai accepté avec plaisir, répondis-je en découpant mon fruit avec une précision chirurgicale.

— Bien sûr qu'elle a accepté, intervient mon père d'une voix calme. Elle sait que chaque relation est un pion sur l'échiquier.

Il se tourne vers moi, son regard bleu acier sondant mon visage à la recherche d'une trace de fatigue qu'il n'aurait pas tolérée.

— Tu as l'air pâle. Tu as fini tes recherches sur l'affaire Morel ?

— À trois heures du matin, Papa. Tout est prêt.

Il hoche la tête, satisfait. C’est son équivalent d’un câlin. Pour lui, travailler jusqu’à l’épuisement est la preuve ultime que je l’aime et que je respecte notre lignée.

Le déjeuner continue dans le plus grand des silences lorsqu’une petite voix aiguë déboule dans la salle à manger en hurlant mon prénom.

— Anna-Rhéa ! Tu es là…

Je laisse tomber ma fourchette maladroitement et recule ma chaise, prête à prendre ma petite sœur dans mes bras. Elle bondit contre moi, passant ses bras frêles autour de mon cou.

— Tu m’as beaucoup manqué aussi, ma puce.

Elle se détache de moi et plonge ses iris bleu azur dans les miens. C’est d’ailleurs la seule chose qu’elle tient de notre père. Si on oublie son côté parfois un peu froid et insensible, la ressemblance s'arrête là. J’observe sa magnifique crinière rousse tressée à l'arrière.

— Waouh, Lexis… j’adore tes tresses.

Un sourire radieux illumine son magnifique visage.

— Ah oui ? fait-elle en faisant un trois-soixante pour me montrer sa magnifique robe à l’anglaise. C’est tata Jenna qui me les a faites elle-même. Et cette robe aussi ! Nous avons fait les magasins avant-hier.

Tata Jenna est celle qui a pris soin de ma petite sœur quand elle était encore bébé, et de moi également après la mort de maman. Même après son divorce avec oncle Marc, elle a continué de veiller sur nous, et particulièrement sur Lexis qui avait besoin d’une figure maternelle. Papa le sait très bien, c’est la raison pour laquelle il la laisse aller en Angleterre chez elle et revenir à New York comme elle le veut, tant que cela n’impacte pas négativement ses études.

— J’aimerais bien me faire des tresses moi aussi… soufflais-je en passant ma main sur sa joue.

— Tata Jenna dit d’ailleurs que ça fait plus d'un an qu’elle ne t’a pas vue. Et que tu devrais passer un été chez elle à Londres pour te détendre et être loin de la tyrannie « Coltavin » …

Je me mords la lèvre pour ne pas éclater de rire. Je tourne la tête vers mon père qui maintient son air impassible, tandis que mon oncle Marc se met à grommeler, les yeux toujours rivés sur son écran.

— Alexis Coltavin ! l’appelle froidement mon père. Un peu de tenue, et apprends à tenir la langue, gamine.

Le sourire sur le visage de ma petite sœur s’évapore en une fraction de seconde. Elle se tourne vers mon père :

— Oh, mon papa chéri ! dit-elle en s’avançant vers lui. Tu es là.

Elle se hisse sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue. Il se contente d’afficher un léger sourire qui atteint presque ses yeux. Puis elle le contourne et va saluer oncle Marc, qui la prend dans ses bras.

— Tata Jenna trouve que tu te fais vieux depuis que vous n’êtes plus ensemble.

J’étouffe encore un rire. Oncle Marc se détache de Lexis, dépose sa tablette sur la table et affiche un air consterné.

— Elle a vraiment dit ça ? s’offusque ce dernier.

Lexis se contente d’opiner du chef. En même temps, depuis leur divorce, c’est vrai qu’il s’est un peu laissé aller. Les cheveux mal coupés, la barbe négligée… elle n’a pas tout à fait tort sur ce coup-là.

— Et est-ce que tu lui as rappelé que c’est elle qui a demandé le divorce ?

Elle trouvait que les frères Coltavin étaient de vrais dictateurs et des têtes de mules, surtout. Là encore, je lui donne raison. Lexis souffle en posant ses mains sur ses hanches, inclinant légèrement la tête.

— Mais tonton… Papa dit tout le temps que les enfants ne devraient pas se mêler des problèmes d’adultes, donc je n’avais pas à faire ton plaidoyer auprès de tata, affirme-t-elle.

Je trouve qu’elle est bien plus mature que moi au même âge.

— Tu es rentrée avec qui, Lexis ? demandai-je.

Elle ouvre la bouche pour répondre lorsqu’une voix chargée d’autorité s’élève dans la pièce.

— Alexis Coltavin, ça fait une éternité que je t’attends. Tu vas être en retard à ton cours de danse, siffle Jaxon.

Je suppose donc que c’est lui qui l’a ramenée hier soir. Si je n’avais pas une haine farouche contre lui, je le trouverais à tomber dans son costume trois-pièces noir, ses cheveux ébène coiffés-décoiffés. Je me lève et prends Lexis dans mes bras :

— À ce soir, ma puce !

Elle me fait une bise. Je dis au revoir à tout le monde en prenant bien soin d’éviter mon abruti de cousin.

— Et moi ? Suis-je invisible ? fait-il en me saisissant le poignet au moment où je passe à sa hauteur.

— À mes yeux, tu es bien pire que ça, lâché-je froidement.

Il lâche mon poignet et je le dépasse enfin.

— Après cinq ans, elle m’en veut toujours autant ? l’entends-je s’indigner derrière moi.

Mais je n'en ai absolument rien à foutre.

Plus tard, dans les couloirs de l'université, je marche d'un pas rapide, mon sac en cuir de luxe pesant sur mon épaule. Les autres étudiants s'écartent sur mon passage. Ils ne me détestent pas, je les intimide. Je suis « l'intouchable ».

Celle qui a toujours les meilleures notes, celle qui ne sort jamais, celle qui semble avoir déjà sa place réservée sur le siège d'un juge de la Cour Suprême. Je suis la fille du Procureur d’État, et d’une icône de beauté publique, la nièce du plus grand avocat d’affaires internationales et de la fille du célèbre magnat du pétrole, Jenna Reign. Et la cousine de Jaxon Coltavin. Contrairement au reste de la famille, Jaxon a choisi la gestion d’entreprise, et sa société de construction est sur le point d’atteindre les sommets.

Je m'enferme dans la bibliothèque, tout au fond, là où personne ne viendra me parler. Je sors mes fiches. Mais pour la première fois de ma vie, au lieu d'aligner des articles de loi, ma main se met à dessiner nerveusement sur un coin de page.

Une silhouette d'avion.

L'idée germe en moi comme une trahison. Partir. Juste quelques semaines. Loin des tribunaux, loin des dossiers de meurtres, loin de ce nom de famille qui me sert de corset. Je sais qu'une délégation d'étudiants part pour un échange culturel en Asie, à Pékin et Shanghai. Mon père y verra une occasion de « comprendre les systèmes juridiques orientaux ».

Moi, j'y vois ma seule chance de respirer sans que quelqu'un ne vérifie le rythme de mes poumons.

 

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